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La confiance, clé de la diversification ?

La récente publication du baromètre santé 2018 par le cabinet Deloitte montre qu’un français sur 2 est prêt à payer pour disposer d’un service de prévention personnalisée.

Ceci confirme une tendance déjà engagée et soulignée par l’édition 2017 de ce même baromètre dans lequel nous pouvions lire que les complémentaires santé étaient considérées comme des acteurs légitimes de la prévention, certes derrière les médecins (prouvant que le récent accord entre la CSMF et Klésia a du sens), mais avant les pharmaciens (ce qui semble étonnant, vu la volonté des pharmaciens de promouvoir le conseil avant la vente).

Aujourd’hui nous entendons de plus en plus parler d’intelligence artificielle, nouveau «buzzword» à la mode, sur lequel se fonde les espoir d’une révolution dans la relation entre la complémentaire et son assuré.

Il paraît tentant pour beaucoup de mieux connaître l’assuré pour lui pousser les meilleures offres et de faire de l’intelligence artificielle un redoutable outil au service du marketing : Après la lutte contre la fraude, l’intelligence artificielle serait-elle devenue un cerveau sans âme au service de la marge nette des assureurs peu scrupuleux ? Nous pensons le contraire.

Il n’y a pas d’IA sans Datas : En 2017, 41 % des assurés sont prêts à donner leur données de santé à leur mutuelle en échange d’un meilleur service, contre 28 % à leur assureurs (source: baromètre santé Deloitte). Il conviendrait aux «vrais mutuelles» de ne pas gâcher ce capital confiance fragile.

Dans un contexte de réglementation du marché  (ANI, Contrats responsables …) et face à des marges techniques quasi-nulles et une concurrence qui devient de plus en plus centrée sur le prix, la tentation est grande de compléter son offre par des offres individuelles plus rentables.

Parmi ces offres, la prévention personnalisée est un axe de différentiation majeur, attendu par 8 Français sur 10. Conscient de cela, et en cohérence avec la stratégie nationale de santé, nous menons depuis 2 ans un projet de recherche dans le domaine. Fort de cette expérience, je pense que nous pouvons dire que l’intelligence artificielle a, dans ce contexte, un sens, à condition de lui donner un cadre éthique afin de ne pas gâcher ce capital confiance si chèrement acquis.

En effet, le retour sur investissement de la personnalisation que permets l’IA en prévention va au-delà de la simple connaissance individuelle des besoins de l’adhérent : Il doit permettre de valoriser l’image de la complémentaire, mettre en valeur ce qui fait sa spécificité, justifier les raison de son choix pour l’entreprise par un feedback positif de ses collaborateurs sur une mutuelle qui n’est plus simplement «celle qui rembourse mes nouvelles lunettes» mais celle qui devient «un partenaire de ma santé» voire un «partenaire de vie» (certaines complémentaire devraient aller voir notre expérience dans les départements d’outre-mer à ce propos).

La récente publication de www.unevraiemutuelle.fr par la FNMF va dans le bon sens, car occuper l’espace médiatique pour valoriser l’image des mutuelles a du sens (espace aujourd’hui occupé majoritairement par les « assureurs militants »).  Il aurait été intéressant de voir figurer, au côté des 5 valeurs affichées par ce site : « une vrai mutuelle s’engage pour prévenir la maladie et ne plus simplement la prendre en charge ».

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42ème Congrès de la Mutualité Française : Les mutuelles proposent et agissent

Du 13 au 15 juin 2018, se tiendra le 42èmecongrès de la Mutualité Française dans le Corum-Palais des Congrès de Montpellier.
Sous l’initiative de la Fédération Nationale de la Mutualité Française, l’édition 2018 portera sur la thématique de la Protection Sociale : la mutation – les Mutuelles proposent et agissent.

Au programme de cet événement : conférences, tables rondes, ateliers thématiques pour discuter de l’accès aux soins, du reste à charge zéro ou encore imaginer la mutuelle de demain.

Progexia et ses collaborateurs seront présents à cet événement pour venir à votre rencontre et échanger sur vos besoins métiers. C’est également pour nous l’occasion de vous présenter les technologies et les opportunités qui s’offrent à vous sur votre secteur.

N’hésitez pas à nous contacter pour organiser un rendez-vous sur le Congrès.

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Partenariat entre Progexia et l’AIX-Marseille School of Economics pour développer la technologie de la Data Science au service de la prévention santé

Dans la recherche de développer des programmes de prévention santé. Nous initions un partenariat avec l’AMSE (Aix-Marseille School of Economics) pour créer un pôle Data Science & Innovation. Pendant plusieurs mois, les étudiants et nos équipe R&D étudient ensemble ces technologies pour développer la prévention de demain.

La Data Science qu’est-ce que c’est ?
Ce terme peut se traduire par « l’étude technologique d’informations numériques ». C’est en réalité une nouvelle discipline qui s’appuie sur des outils mathématiques et statistiques d’analyse de données pour identifier des tendances et en faire des prédictions. Le Big Data est un outil de la Data Science. C’est un ensemble de données numériques produites par des nouvelles technologies non analysables par l’homme. Couplés avec le machine learning (système d’intelligence artificielle), ces outils permettent d’étudier les données pour optimiser les résultats.

Sur le marché des complémentaires, la concurrence est importante. De ce fait, l’offre en matière de couverture santé se banalise. Les assurés se retrouvent face à des offres généralisées qui ne répondent pas précisément à leurs besoins en assurance. En utilisant la Data Science, nous réalisons des prédictions de santé à partir du croisement de données sociodémographique et nous mettons des solutions technologiques pour les assureurs désireux de personnaliser leur programmes de prévention et d’offrir des services pertinents à leurs assurés.

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Tiers Payant généralisé : nouvelle volte-face mais …

A l’occasion de la rentrée des ministres, Agnès Buzyn, ministre de la Santé et des Solidarités était l’invitée vendredi 1er septembre sur le plateau de CNews pour présenter des précisions de son programme santé et notamment d’évoquer le dossier tiers payant, qui pour rappel doit devenir un droits en novembre prochain pour les assurés concernant la part régime obligatoire, aucune obligation ne pesant sur le médecin pour la partie complémentaire.

En juillet elle déclarait vouloir rendre le dispositif obligatoire pour une « question d’équité et d’accès aux soins ». Mais une nouvelle fois, la Ministre est revenue sur cette mesure et privilégie le terme généralisable, qui pour rappel, était l’engagement prit part Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle. Elle indique également que selon elle, le tiers-payant «ne fonctionne pas».

Par le terme «généralisable», elle entend privilégier un tiers payant choisi par les praticiens, ce qui en soit reste pragmatique. Le «non fonctionnement» du système, est selon nous plus discutable, notamment au regard de la potentielle obligation de novembre.

Pour se justifier, Agnès Buzyn annonce que c’est un dispositif qui reste à développer dès qu’il fonctionnera et tente de satisfaire les médecins qui sont les principaux réfractaires à ce sujet. Pour la ministre « il faut que ce soit un système gagnant-gagnant » et ne pas « demander aux médecins de s’inscrire dans un dispositif où ils passent une journée par semaine à faire des papiers ».

Sur la partie régime obligatoire, un système opérationnel

On peut s’interroger sur le «non fonctionnement» évoqué par madame Buzyn, en effet, sur la part «Régime Obligatoire», le système SESAM-Vitale et les logiciels professionnels de santé prévoient déjà toutes les composantes pour permettre :

  • De consulter les droits et obtenir un engagement de paiement via la Carte Vitale
  • D’envoyer sa facture et être payé.

N’y a t’il pas confusion entre fonctionnement et volonté d’utilisation du futur système ? Le terme «généralisable» reste la meilleure réponse à la grogne des médecins libéraux.

Des complémentaires coordonnées mais un système en cours de déploiement

Dans un précédent article publié sur notre blog (lien) nous avons indiqué que les assureurs ont mis en place un schéma technique porté par l’association inter-AMC. Cette association créée il y a deux ans pour les fédérations d’assureurs tente de répondre aux inquiétudes des médecins.

Concernant la facturation, le dispositif est opérationnel par utilisation du système de «Demande de Remboursement Electronique» mis en place par le GIE SESAM-Vitale en 2002 et qui permet l’utilisation de SESAM-Vitale pour l’envoi des factures.

Pour la consultation des droits, pour la plupart des mutuelles on en reste au papier, avec les risques que cela comporte. Toutefois, Progexia fait partie des 2 acteurs à ce jour homologués pour la dématérialisation des droits (périmètre supplémentaire).

Le principal écueil de fonctionnement vient à notre sens du processus d’agrément des logiciels de professionnels de santé porté par le Centre national de dépôt et d’agrément (CNDA) qui valide ces logiciels selon les directives du GIE SESAM-Vitale.

En effet, l’accès a cet agrément vient d’être ouvert cette semaine, ce qui veut dire qu’aujourd’hui aucun logiciel de médecin n’a d’autorisation de mise sur le marché pour pratiquer un tiers-payant complémentaire sécurisé. En ce sens, mdame Buzyn dit vrai, même si le terme «n’est pas accessible» (i.e. n’est pas déployé sur le terrain) aurait été préférable à «ne fonctionne pas» (i.e. résulte d’une anomalie)

Le tiers payant sera généralisable

Une chose est sûre, aujourd’hui le tiers payant ne peut être que « généralisable » car au delà des obligations légales, il semble aujourd’hui impossible d’y adjoindre d’éventuelles mesures coercitives.

Prenons l’exemple de SESAM-Vitale : alors que ce système a été déployé en masse en 1999, la taxation des Feuilles de Soin papier n’a été décidée qu’en …. 2011 soit plus de 10 ans après le démarrage ! Preuve en est, qu’une «obligation» n’a aucune chance d’être respectée.

De ce fait, le terme «généralisable» est judicieux même s’il présuppose un système qui «fonctionne».

Notre vision (le TP sera déployé de manière progressive) reste donc d’actualité, même si on peut s’interroger sur l’attentisme de certaines complémentaire qui auraient tout intérêt à se faire accompagner par des opérateurs industriels dont c’est le métier.

L’adoption de la dématérialisation des droits ne peut être qu’un gain pour les complémentaires. Les complémentaires dores et déjà engagées dans le processus devraient favoriser un déploiement plus rapide que ne l’a été vitale car :

  • La généralisation ne concerne que la partie droits (la facturation étant déjà opérationnelle).
  • Les assurés l’attendent et donc le tiers-payant généralisé pourrait constituer un enjeu concurrentiel entre les assureurs santé.

Mais tout ceci suppose un soutien actif du gouvernement dont les récentes hésitations entretienne un flou préjudiciable à tous, et donc au final, aux assurés électeurs eux-mêmes.

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Agnès Buzyn : « le tiers payant sera généralisé »

Agnès Buzyn : « le tiers-payant sera généralisé »

Après les déclarations d’Edouard Philippe au sujet de sa réticence vis-à-vis du tiers-payant généralisé, la Ministre des Solidarités et de la Santé précise la position du gouvernement et confirme sa généralisation.

Celle-ci déclarait sur France Inter « qu’il sera généralisé, c’est vraiment une question d’équité et d’accès aux soins puisque beaucoup de Français renoncent à aller se faire soigner parce qu’ils ne veulent pas avancer l’argent chez un médecin, c’est donc impératif d’aller vers un tiers payant généralisé ».

En ce qui concerne le calendrier de mise en place, Agnès Buzyn se garde un droit de réponse et attend des rapports de l’Inspection générale des affaires sociales. Aujourd’hui, le cabinet de la Ministre travaille sur la méthode la plus adéquate pour faciliter sa mise en œuvre technique afin de limiter au maximum les impacts de ce tiers-payant pour les médecins, réticents à la mise en place du dispositif.

Du côté des assureurs santé, ces solutions existent et sont portées par l’association inter-AMC créée il y a deux ans, par les fédérations d’assureurs. Elle a pour mission de proposer un système technique cohérent, répondant à la fois aux attentes des assureurs en ce qui concerne la dématérialisation des données et l’optimisation des coûts ; et pour les médecins en ce qui concerne la sécurisation des paiements.

Plusieurs syndicats, dont le CSMF ont pris acte de cette généralisation, tout en restant vigilants et critiques, signal d’une tendance qui semble peu à peu se confirmer.

Notons également que la nomination de Gilles de Margerie(ex-Humanis, proche du vice-président de l’inter-AMC) semble de bonne augure pour les assureurs qui pourront s’appuyer sur sa connaissance du secteur pourorienter en leur faveur les différents chantiers présidentielsen assurance santé.

Avec les récentes déclarations de la Ministre, le tiers payant généralisé n’est donc pas abandonné, bien au contraire. Même s’il est probable que l’obligation de le pratiquer sur la part obligatoire au 30 novembre soit repoussée, le cap a clairement été donné et s’inscrit dans une tendance sociétale qu’il sera difficile de renverser.

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Big Data : Quels gains pour vos programmes de prévention ?

Dans un contexte de concentration des acteurs, de pression réglementaire et de banalisation des offres, le marché de la complémentaire santé est soumis à une forte intensité concurrentielle. D’où la nécessité pour les complémentaires de se ré-inventer, notamment en incluant des services de prévention au sein de leurs offres afin de se différencier. Progexia, en tant qu’acteur technologique, aide les complémentaires santé à concevoir et optimiser leurs services de prévention en les rendants concrets et utile à leur population.

Par delà un retour sur investissement qui reste à démontrer, l’offre de prévention doit être vue comme un vecteur de fidélisation, ce qui implique un usage des services qui en découle. En effet, l’intention sociétale, si elle est louable, ne constitue pas un critère de motivation incitant les assureurs à proposer des services de prévention concrets. Notamment, bon nombre d’assureurs ont enrichi leur offre de base avec des services « paillettes » sans réelle intention d’en favoriser l’usage.

Ces services ont un coût, forcément répercuté sur la cotisation de base. De ce fait une offre qui propose des services non perceptibles a de grandes chance de ne pas être choisie à nouveau par l’entreprise, faute d’usage et de gain. Pour nous, un service inusité ne peut fidéliser. Inversement, nombre d’assureurs santé proposent une offre de service pléthorique, risquant par là même de perdre leurs bénéficiaires potentiels. Selon nous il est donc impératif :

  • De proposer des services simples et perceptibles pour vos clients entreprises et individuels. Prenons l’exemple de Klesia qui propose des campagnes de vaccination anti-grippe en entreprise. Le collaborateur et son employeur sont directement concernés par ce service, conçu pour diminuer l’absentéisme en période hivernale.
  • Cibler des personnes à qui proposer ces services pour que ceux-ci suscitent l’adhésion de leurs bénéficiaires. C’est dans ce domaine que les technologies du Big Data ont un apport essentiel.

Nous avons fait appel aux dernières technologies du Big Data et de machine learning, pour concevoir des modèles mathématiques, permettant la prédiction des problématiques les plus à même d’intéresser un assuré afin de permettre à sa complémentaire de lui proposer des services pertinents.

Le Big Data apparaît comme une source de perspectives nouvelles en matière de prévention. Dans le cadre de ce projet de recherche, nous avons tissé des partenariats avec des laboratoires spécialisés en économie de la santé, ce qui nous a permis d’établir des profils anonymes, construits sur la base de l’open data et des enquêtes épidémiologique. Ces profils ont été ensuite corrélé aux données en possession des assureurs, notamment en termes de situation et de consommation de soin. Ceci nous permet d’établir des probabilités mathématiques, pour savoir si l’assuré est concerné ou non par les problématiques de prévention traitées par son assureur complémentaire.

Deux premières expériences ont été menées dans ce cadre pour les cas du diabète de type II et sur les troubles du sommeil. Ce projet « FOReCare » s’inscrit dans notre offre NovaCare. qui rassemble l’ensemble des technologies permettant la mise en œuvre et l’optimisation d’un programme d’accompagnement santé. Ces technologies intègrent d’ores et déjà les contraintes du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles.

Avec la concentration de notre secteur et la banalisation de l’offre, il est primordial d’élargir votre gamme de prestations pour fidéliser vos adhérents et trouver des services adaptés aux entreprises. Grâce aux outils du Big Data et son analyse prédictive, c’est le moyen unique pour les assureurs de disposer de la bonne information au bon moment pour définir les actions de prévention de demain.

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Retrouvez-nous à Reavie 2017 !

Progexia et ses collaborateurs seront présents le 11 et 13 octobre prochain à l’occasion du 28ème congrès Reavie.

Cet événement incontournable des assureurs et réassureurs vie et de personnes, est l’occasion de venir à votre rencontre pour échanger sur vos attentes métier. C’est également pour nous l’occasion de vous présenter le nouveau visage de la société et son virage prit dans l’exploitation de  technologies innovantes.

Nous pourrons échanger sur l’apport des nouvelles technologies dans votre secteur, ou encore sur vos enjeux de différenciation.

N’hésitez pas à nous contacter pour organiser un rendez-vous sur ces thématiques.

Cette année, Progexia innove et vous propose une animation inédite, restez connecté !

 

 

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Complémentaire santé : Que proposent Macron et Le Pen ?

Vous n’avez sans doute pas dû passer à côté du premier tour de la présidentielle dimanche. Une Présidentielle qui s’annonçait historique et qui a tenu toutes ses promesses en termes de résultats. Pour la première fois la droite (les Républicains) et la gauche (PS) ne seront pas représentés au second tour. Un choc auquel on s’attendait ces dernières semaines et qui se confirme avec la volonté d’alternance des français. Mais alors quels sont les programmes de ces deux candidats et quelles sont leurs ambitions pour les complémentaires santé ?

Emmanuel Macron veut-être le candidat qui va améliorer la couverture santé. Il juge que la couverture santé des lunettes, des prothèses dentaires et d’audition sont trop faibles, et fixe pour objectif à la fin de son quinquennat 100 % de prise en charge. Une mesure qui selon lui ne doit pas se répercuter sur le coût des contrats. Pour cela, il préconise une concertation commune entre le régime obligatoire et le régime complémentaire pour arriver à « une meilleure régulation de ces marchés ».
Macron veut faire jouer la concurrence et la transparence des complémentaires. Il souhaite instaurer « 3 contrats types qui devront proposer assureurs et mutuelles pour garantir la transparence et faciliter les comparaisons » afin faire baisser les prix des contrats et garantir un maximum d’offres aux assurés.

Marine Le Pen, veut réformer les contrats responsables qui selon elle « introduisent à court-terme une aggravation des inégalités d’accès aux soins, et à moyen-terme une véritable fracture sanitaire ». Elle juge le prix des cotisations trop élevé et le montant des remboursements trop faible. Pour cela elle veut « améliorer la prise en charge des soins couteux, notamment les prestations auditives, ainsi que les soins dentaires. » et rapprocher l’Assurance maladie obligatoire et l’Assurance complémentaire.
La candidate souhaite « mieux encadrer les organismes de protection complémentaire » en leur demandant transparence et de négocier une baisse conséquente des prix des contrats pour plus d’équité.
Enfin, elle désire supprimer les mutuelles étudiantes, jugées trop coûteuses. Elle propose en réponse un ralliement direct vers l’Assurance maladie.

  • Quel avenir pour le Tiers-Payant Généralisé ?

François Fillon était sans doute le candidat le plus réticent à la mesure phare du programme santé de Marisol Touraine. Son exclusion du second tour est un marqueur du maintien des travaux en cours.
Toutefois il est probable que les obligations qui pèsent sur les médecins en novembre 2017 seront assouplies. D’autant plus que la première campagne de conventionnement réalisée par les fédérations a montré que la demande des professionnels de santé vis à vis du système se situait plus du coté des auxiliaires médicaux, traditionnellement plus ouverts que leur confrères.

Marine Le Pen est, pour sa part, favorable à l’établissement d’un bilan de cette mesure et n’exclut pas de revenir dessus. Quant à Emmanuel Macron, il se veut plus confiant en substituant le terme de « Tiers-Payant Généralisé » en « Tiers-Payant Généralisable », une manière pour lui d’introduire l’exigence d’un système simple et la nécessité d’une évaluation de la mesure. Il veut ainsi «  prendre le temps d’évaluer ses bénéfices et les contraintes qu’il pourrait induire ».

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La prévention, un nouvel usage de la Blockchain

Blockchain est une nouvelle technologie qui fait beaucoup parler d’elle en ce moment.

Bien que de grands acteurs tels qu’Axa aient investi dans plusieurs start-up dans ce domaine. Les autres assureurs, plus regardants sur leurs dépenses, peinent à en trouver des usages concrets.

En tant qu’acteur de simplification technologique, nous nous sommes aussi intéressé aux possibilités de cette innovation en tentant de lui trouver des usages spécifiques (en quoi la blockchain est indispensable ?) et exploitables (quel est le ROI espéré que peuvent apporter les services basés sur cette technologie ?).

Les nombreux articles parus sur le sujet mettent en avant le rôle de la Blockchain dans les actes de contractualisation et de gestion des sinistres, éventuellement au travers d’objets connectés.

Depuis le début de l’année, nous proposons une offre NovaCare destinée à l’industrialisation des programmes de prévention santé. L’exploration de ce nouveau domaine qu’est la prévention nous a amené à avoir une nouvelle lecture de cette technologie et d’étendre ses usages.

Notamment, dans ce cadre, les « smart contracts » pourraient avoir ici un usage particulièrement pertinent. Face à un risque identifié et une action de prévention préconisée, il serait envisageable de digitaliser l’objectif sous-jacent à cette action sous forme de « smart contract ». La satisfaction de ce contrat pourrait conduire à des gains dématérialisables pour l’assuré lui même dans une Blockchain partagée avec les partenaires de l’assureur.

Nous avons là, un usage très concret de la Blockchain que nous pouvons mettre en œuvre pour le compte d’un organisme complémentaire innovant, désireux de s’investir dans une offre de prévention à destination de ses assurés.

Si vous vous considérez comme tel, que vous avez un projet à court ou moyen terme, pourquoi ne pas en discuter ensemble ?

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Santé 2017 : La prévention en point de mire

Le mercredi 15 mars, nous étions présents à la Maison de la Mutualité dans le V ème arrondissement de Paris, où avait lieu la journée de clôture de la Semaine de la Mutualité, organisée par la FDPM (Fédération Diversité Proximité Mutualiste). Pour rappel, cette fédération mutualiste, sous la présidence de Jean-Louis Span, a pour rôle de fédérer les petites et moyennes mutuelles, et redonner vie aux valeurs de la mutualité. Pour clôturer cette semaine, la FDPM a invité les représentants des candidats de la Présidentielle de 2017 à s’exprimer sur le plan santé de leurs candidats, mais également sur les mesures qu’ils veulent entreprendre pour les mutuelles de proximité. Dans son discours de clôture, le président regrette le manque d’intérêt des candidats porté aux petites et moyennes mutuelles, acteurs essentiels du tissu social et représentants, selon lui, de l’esprit mutualiste aux origines de la création de la sécurité sociale.

Cependant, certains enseignements sont à prendre en considération durant cette journée. Notamment, si les programmes exposés ont bien entendu des différences sur les moyens à mettre en œuvre, tous ont trouvé une concordance sur la nécessité de placer la prévention au coeur de l’action commune de l’assurance maladie obligatoire et complémentaire. Comme le souligne Olivier Véran, représentant d’Emmanuel Macron, « la santé est un enjeu majeur des Présidentielles et c’est tant mieux ». Des pathologies découvertes plus tôt, ce sont des chances de guérisons plus rapides, mais c’est bien avant tout une population en bonne santé. Pour Aflred Spira, représentant de Benoit Hamon « les gens en bonne santé sont heureux et peuvent travailler ». La prévention et la santé sont primordiales et ont des répercussions sur l’emploi et donc la productivité du pays. Eric Woerth, représentant de François Fillon, propose tous les deux ans d’instituer une consultation de prévention chez son médecin traitant. Enfin , Mickael Ehrminger, représentant de Marine Le Pen, souhaite renforcer les plans « cancer » et « Alzheimer » et créer un plan de lutte.

Il est clair que la santé et la prévention sont des sujets majeurs de cette campagne Présidentielle. Les différents partis ont pris des engagements en terme de budget et s’accordent à accroitre les dépenses dans le domaine. A l’heure du « selfcare », la prévention est donc un vrai enjeu pour les complémentaires de demain. D’autant plus que certaines commencent à comprendre qu’il existe une logique économique derrière ces offres, notamment dans le cadre des contrats collectifs : Réduire l’absentéisme et les arrêts maladie par une prévention ciblée est un argument qui suscite l’écoute des dirigeants de PME, cibles des complémentaires en conquête de marché. Toutefois, chaque complémentaire doit se positionner face à ce défi avec une offre qui la différencie de ses concurrentes. Nous pouvons les accompagner avec des outils qui leur permettront d’industrialiser leur démarche de prévention, sans perdre leur identité.

Découvrez notre offre NovaCare pour des programmes d’accompagnement de vos assurés.

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