webleads-tracker

Agnès Buzyn : « le tiers-payant sera généralisé »

Après les déclarations d’Edouard Philippe au sujet de sa réticence vis-à-vis du tiers-payant généralisé, la Ministre des Solidarités et de la Santé précise la position du gouvernement et confirme sa généralisation.

Celle-ci déclarait sur France Inter « qu’il sera généralisé, c’est vraiment une question d’équité et d’accès aux soins puisque beaucoup de Français renoncent à aller se faire soigner parce qu’ils ne veulent pas avancer l’argent chez un médecin, c’est donc impératif d’aller vers un tiers payant généralisé ».

En ce qui concerne le calendrier de mise en place, Agnès Buzyn se garde un droit de réponse et attend des rapports de l’Inspection générale des affaires sociales. Aujourd’hui, le cabinet de la Ministre travaille sur la méthode la plus adéquate pour faciliter sa mise en œuvre technique afin de limiter au maximum les impacts de ce tiers-payant pour les médecins, réticents à la mise en place du dispositif.

Du côté des assureurs santé, ces solutions existent et sont portées par l’association inter-AMC créée il y a deux ans, par les fédérations d’assureurs. Elle a pour mission de proposer un système technique cohérent, répondant à la fois aux attentes des assureurs en ce qui concerne la dématérialisation des données et l’optimisation des coûts ; et pour les médecins en ce qui concerne la sécurisation des paiements.

Plusieurs syndicats, dont le CSMF ont pris acte de cette généralisation, tout en restant vigilants et critiques, signal d’une tendance qui semble peu à peu se confirmer.

Notons également que la nomination de Gilles de Margerie(ex-Humanis, proche du vice-président de l’inter-AMC) semble de bonne augure pour les assureurs qui pourront s’appuyer sur sa connaissance du secteur pourorienter en leur faveur les différents chantiers présidentielsen assurance santé.

Avec les récentes déclarations de la Ministre, le tiers payant généralisé n’est donc pas abandonné, bien au contraire. Même s’il est probable que l’obligation de le pratiquer sur la part obligatoire au 30 novembre soit repoussée, le cap a clairement été donné et s’inscrit dans une tendance sociétale qu’il sera difficile de renverser.