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Dans un article de l’Argus de l’Assurance du 1er juin 2016, Kadris Consultants analyse les difficultés posées par la mise en application du tiers-payant généralisé et nous invite à vous proposer une réflexion sur la solution alternative que représente une carte de paiement dédiée à la santé.

Depuis 10 ans, Progexia pratique le tiers payant généralisé pour plus des 2 tiers de la populations assurée dans les départements d’outre-mer avec une solution de carte à puce et participe aux travaux en cours sur l’évolution du Tiers-Payant. L’ouverture règlementaire sur les opérateurs de services bancaires en 2011 nous a tout naturellement amené à réfléchir à une offre permettant d’utiliser une carte de paiement en prolongement naturel de notre solution carte historique.

De cette réflexion et de notre expérience est née une certitude : un système performant ne peut pas se déployer de manière opérationnelle en quelques mois, quels que soient les moyens mis en œuvre car il est complexe par nécessité, et implique une multitude d’acteurs (professionnels de santé et patients) dont la priorité n’est pas de gérer les moyens de contrôle et de facturation. N’oublions pas que le rôle essentiel des médecins est de nous soigner et pas de gérer les processus administratifs.

La volonté du gouvernement de généraliser le tiers-payant a eu le mérite de précipiter la coordination des complémentaires en vue de définir un système unique et fiable pour répondre à cet enjeu, apte à rassurer les professionnels de santé, et à assurer un service homogène pour tous les assurés.

A ce titre les travaux en cours menés par l’association inter-AMC qui regroupe les fédérations de complémentaires sont très encourageants, par leur degré de maturité et par l’objectif d’universalité auquel ils aspirent. Néanmoins, la généralisation d’un tel système prendra du temps, car il faudra non seulement développer et valider les solutions techniques auprès de tous les acteurs (éditeurs de logiciels PS, solutions de gestion des assureurs santé, opérateurs, etc…), mais surtout convaincre les professionnels de santé du bien fondé du système, dans des termes simples et lisibles.

A ces problèmes de déploiement et de facilité d’usage s’ajoute une question centrale qui est celle du lien entre le patient assuré, le professionnel de santé, et l’organisme complémentaire qui finance ces opérations et doit fidéliser ses assurés : comment remplacer la traditionnelle carte de tiers payant par des médias modernes, sans perdre la précieuse image d’accompagnateur santé qu’elle véhicule ?

Dans ce contexte, la carte de paiement santé est une bonne solution car elle répond à de nombreux enjeux, dont celui essentiel de l’usage universel :

  • Elle est acceptée quasiment partout en France,
  • Son usage est simple et connu, à la fois pour le professionnel de santé et l’adhérent,
  • Elle véhicule l’image de l’assureur,
  • Elle offre une garantie de paiement immédiat, indispensable pour rassurer les médecins.

Mais attention ! Payer une prestation n’est pas l’unique rôle d’un assureur complémentaire…

C’est pourquoi une solution de carte de paiement doit être centrée sur le métier de l’assurance santé. Si le mécanisme de fonctionnement standard d’une carte de paiement bancaire ne permet que de valider un montant selon des plafonds ou l’approvisionnement d’un compte, une carte de paiement santé ne peut revendiquer cette appellation que si elle est capable de limiter son usage aux dépenses de santé, et surtout de faire le lien avec la couverture des contrats de santé. C’est bien sur ces fonctionnalités que Progexia a bâti son offre.

Une offre complémentaire …

Lorsque les solutions de tiers payant existent et satisfont les professionnels de santé, la pratique de leur choix est naturellement respectée, que ce soit pour les réseaux existants (en pharmacie par exemple) ou pour les nouvelles filières actuellement en développement avec l’interAMC, en laissant le choix au professionnel de son usage et de la relation qu’il souhaite avec la complémentaire.

La carte de paiement ne doit donc pas être considérée comme une opposition mais comme un complément aux travaux en cours, à même de rétablir la confiance avec les professionnels de santé.