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Vous n’avez sans doute pas dû passer à côté du premier tour de la présidentielle dimanche. Une Présidentielle qui s’annonçait historique et qui a tenu toutes ses promesses en termes de résultats. Pour la première fois la droite (les Républicains) et la gauche (PS) ne seront pas représentés au second tour. Un choc auquel on s’attendait ces dernières semaines et qui se confirme avec la volonté d’alternance des français. Mais alors quels sont les programmes de ces deux candidats et quelles sont leurs ambitions pour les complémentaires santé ?

Emmanuel Macron veut-être le candidat qui va améliorer la couverture santé. Il juge que la couverture santé des lunettes, des prothèses dentaires et d’audition sont trop faibles, et fixe pour objectif à la fin de son quinquennat 100 % de prise en charge. Une mesure qui selon lui ne doit pas se répercuter sur le coût des contrats. Pour cela, il préconise une concertation commune entre le régime obligatoire et le régime complémentaire pour arriver à « une meilleure régulation de ces marchés ».
Macron veut faire jouer la concurrence et la transparence des complémentaires. Il souhaite instaurer « 3 contrats types qui devront proposer assureurs et mutuelles pour garantir la transparence et faciliter les comparaisons » afin faire baisser les prix des contrats et garantir un maximum d’offres aux assurés.

Marine Le Pen, veut réformer les contrats responsables qui selon elle « introduisent à court-terme une aggravation des inégalités d’accès aux soins, et à moyen-terme une véritable fracture sanitaire ». Elle juge le prix des cotisations trop élevé et le montant des remboursements trop faible. Pour cela elle veut « améliorer la prise en charge des soins couteux, notamment les prestations auditives, ainsi que les soins dentaires. » et rapprocher l’Assurance maladie obligatoire et l’Assurance complémentaire.
La candidate souhaite « mieux encadrer les organismes de protection complémentaire » en leur demandant transparence et de négocier une baisse conséquente des prix des contrats pour plus d’équité.
Enfin, elle désire supprimer les mutuelles étudiantes, jugées trop coûteuses. Elle propose en réponse un ralliement direct vers l’Assurance maladie.

  • Quel avenir pour le Tiers-Payant Généralisé ?

François Fillon était sans doute le candidat le plus réticent à la mesure phare du programme santé de Marisol Touraine. Son exclusion du second tour est un marqueur du maintien des travaux en cours.
Toutefois il est probable que les obligations qui pèsent sur les médecins en novembre 2017 seront assouplies. D’autant plus que la première campagne de conventionnement réalisée par les fédérations a montré que la demande des professionnels de santé vis à vis du système se situait plus du coté des auxiliaires médicaux, traditionnellement plus ouverts que leur confrères.

Marine Le Pen est, pour sa part, favorable à l’établissement d’un bilan de cette mesure et n’exclut pas de revenir dessus. Quant à Emmanuel Macron, il se veut plus confiant en substituant le terme de « Tiers-Payant Généralisé » en « Tiers-Payant Généralisable », une manière pour lui d’introduire l’exigence d’un système simple et la nécessité d’une évaluation de la mesure. Il veut ainsi «  prendre le temps d’évaluer ses bénéfices et les contraintes qu’il pourrait induire ».